
Le Cadre mondial de la biodiversité post-2020 adopté à la COP15
Après 4 ans de négociations, dix jours et une nuit d’intenses sessions, les représentants des 196 pays membres à la Convention sur la Diversité Biologique
A travers son programme « Ecosystèmes », le Comité français de l’UICN œuvre à la gestion durable des écosystèmes français (métropole et outre-mer), en réfléchissant notamment à la manière de concilier les différents usages du territoire et la préservation de la biodiversité.
Pour mener à bien ses actions, le programme « Ecosystèmes » du Comité français s’appuie sur sa commission « Gestion des Ecosystèmes », présidée par Freddy Rey (INRAE). Cette Commission est composée de plus de 70 experts, regroupant scientifiques, représentants d’établissements publics et gestionnaires de la nature.
Elle structure sa réflexion autour des questions de préservation, de restauration et de gestion durable des écosystèmes comme stratégies de développement durable face aux changements climatiques, pour la prévention des risques naturels, la préservation de la ressource en eau, l’alimentation ou encore la santé. Elle travaille notamment sur le concept de Solutions fondées sur la Nature, qui consiste à mettre en œuvre des projets répondant à des défis sociétaux (changements climatiques, sécurité alimentaire, risques naturels, sécurité de l’approvisionnement en eau…) qui bénéficient à la fois à la biodiversité (condition sine qua none) et au bien-être humain.
Ses travaux se déclinent au sein de trois Groupes de travail (GT) avec une entrée par milieux forêts, mer et littoral, montagne ; et au sein de trois groupes thématiques, avec une entrée par secteur : Liste Rouge des Écosystèmes, Énergies renouvelables terrestres, occupation du sol et biodiversité et Énergies marines renouvelables.
Elle s’est donnée récemment l’objectif de répondre aux orientations stratégiques du Cadre mondial pour la biodiversité (adopté à la COP15 – Accord Kunming-Montréal), notamment :
Les écosystèmes représentent l’une des trois grandes composantes de la diversité biologique, avec les gènes et les espèces. Un écosystème est défini comme un ensemble, où un complexe d’organismes vivants (biocénose) se trouve en interaction avec son environnement physique (biotope) au sein d’un espace délimité. Le Comité français de l’UICN co-pilote avec PatriNat (Unité d’Appui et de recherche OFB-MNHN-CNRS-IRD) l’évaluation du niveau de risque d’effondrement des écosystèmes français en établissant la Liste rouge des écosystèmes en France.
Le territoire hexagonal constitue un véritable carrefour écologique, abritant 4 des 5 principales zones biogéographiques européennes : Atlantique, Continentale, Alpine et Méditerranéenne. Sa situation géographique en fait un espace important pour les migrations Nord-Sud ainsi que pour les échanges entre Méditerranée occidentale et orientale, et représente une halte pour de nombreuses espèces.
Les territoires français d’Outre-mer sont quant à eux présents au sein des trois grands océans de la planète (Atlantique, Pacifique et Indien). Certaines de ces collectivités se trouvent également au sein de points chauds de biodiversité (zones prioritaires pour la conservation des écosystèmes) : Caraïbe, Polynésie-Micronésie, îles de l’océan Indien, Nouvelle-Calédonie.
Le domaine maritime français représente plus de 3 % de la superficie globale des océans et héberge 10 % des écosystèmes récifo-lagonaires et 20% des atolls du monde.
La forêt française couvre environ 17 millions d’hectares en Hexagone et un peu plus de 8 millions d’hectares en Outre-mer, essentiellement en Guyane, un des 15 derniers grands blocs de massif de forêt tropicale non fragmentés par les activités humaines.
Enfin, les montagnes françaises abritent un patrimoine naturel spécifique et à forte valeur patrimoniale, que l’on retrouve à l’origine de la création de la majorité des parcs nationaux français.
La Commission Gestion des Écosystèmes et ses groupes de travail proposent, à chaque Congrès français ou mondial de la nature, une ou plusieurs motions (résolution ou recommandation).
Lors du dernier Congrès mondial de la nature qui s’est déroulé à Marseille le 3 septembre 2021, la CGE a ainsi contribué à l’élaboration de 5 recommandations adoptées en séance :

Après 4 ans de négociations, dix jours et une nuit d’intenses sessions, les représentants des 196 pays membres à la Convention sur la Diversité Biologique

Alors que la nouvelle stratégie mondiale pour la biodiversité va être discutée à Montréal, les membres du Comité français de l’UICN – Union Internationale pour

A l’occasion des COP Climat et Ramsar qui se tiennent en Egypte et en Suisse, il est urgent de donner une nouvelle impulsion à la

Le Comité français de l’UICN organise le Congrès français de la Nature les 10 et 11 octobre prochains au ZooParc de Beauval. Cet événement rassemblera
Pour toute information, merci de contacter :
Florence Lavissière – Responsable « Écosystèmes ».
La transition énergétique est indispensable pour limiter le changement climatique, qui fait partie des principales causes de l’effondrement de la biodiversité derrière la destruction, l’artificialisation des milieux naturels et la surexploitation de leurs ressources. Ainsi, le développement des énergies renouvelables ne peut se faire au détriment des écosystèmes et la prise en compte de la biodiversité à toutes les […]
Le programme BESTLIFE2030 de l’Union européenne va octroyer 1,39 million d’euros de subventions pour des actions de conservation dans la région Pacifique. Au total 5,57 millions d’euros seront alloués pour 57 subventions couvrant les Régions ultrapériphériques et les Pays et Territoires d’Outre-mer, suite aux résultats du premier des quatre appels à projets prévus. « Le […]
A l’occasion de la journée « Finance & Biodiversity » qui se déroule le 28 octobre à la COP 16 Biodiversité (Cali – Colombie), le Comité français de l’UICN apporte sa vision sur les crédits et certificats biodiversité et présente une série de recommandations dans un document de position. Des crédits pour contribuer au financement de la […]